09 février 2007

Spidey au sénat

Superbe cover de Clayton Crain pour ce Spider-Man #85 qui marque la fin de l'arc Mr. Parker goes to Washington. On en termine donc ce mois-ci avec les prologues Civil War dans Amazing Spider-Man. Dans cet épisode, Tony Stark est toujours opposé au Superhuman Registration Act, le projet de recensement des super-héros, mais les méthodes qu'il emploie peuvent paraître parfois discutables. Non content de manipuler le sénat, il ment également à Peter, pourtant censé être son bras droit. Néanmoins, Stark réussit à gagner du temps et à semer le doute chez les sénateurs. Malheureusement, un évènement particulièrement meurtrier va précipiter les choses. Alors que Parker, de retour chez lui, s'endort devant la télévision, un flash spécial annonce un drame ayant eu lieu à Stamford...
Le Sensational Spider-Man continue à ne guère m'emballer par contre. Le scénario de Aguirre-Sacasa traîne en longueur et cette histoire de vague de violence atteignant les habitants de New-York n'a rien de folichonne. On frôle même le ridicule lorsque la vieille bi...heu...lorsque la si sympathique Tante May "se bat comme un lion" (aux dires de MJ) face au fils de Jonah Jameson transformé en loup-garou.
Pour être franc, le Friendly Neighborhood ne casse pas des briques non plus. L'adversaire de Spidey, El Dorado, est plus kitsch qu'autre chose, certaines répliques sentent bon l'encéphalogramme plat niveau inspiration ("et ça c'est pour avoir tué le père d'El Muerto" après avoir balancé un gnon par exemple) et, en plus, on retrouve la tantine en train de se faire draguer par Jarvis (dont on se demande ce qu'il peut bien lui trouver tant son sex-appeal avoisine celui de la mère Denis).
On en arrive à Marvel Team-Up de Kirkman, que j'apprécie plutôt, mais, ô rage, ô désespoir, ô cruelle valse des dessinateurs, l'excellent Paco Medina a laissé la place à Cory Walker. Et vous allez vite voir que niveau graphisme, ce pauvre Cory est loin, très loin même de notre regretté Paco (il n'est pas mort hein). Pour ne rien arranger, la colorisation (de Bill Crabtree) est à vomir et rend le tout pire encore. Si l'on arrive à se concentrer sur l'histoire en oubliant l'aspect visuel, on découvrira cette fois Wolverine faisant équipe avec Jubilé et Cable, le petit groupe tentant de mettre la main sur un fragment de cube cosmique détenu par l'Hydra et convoité par le Mandarin.
Au final, le principal intérêt de ce numéro réside dans Amazing, les deux autres séries Spidey étant bien en dessous en ce moment et MTU ayant brusquement chuté en ce qui concerne le dessin. De toute façon, avec le début de Civil War, Amazing risque d'éclipser le reste pendant encore un bon moment.