11 septembre 2008

Deluxe Wolverine : Ennemi d'Etat

Le mutant griffu débarque aujourd'hui dans la collection Marvel Deluxe avec une saga signée Millar et Romita. Tout de suite, le détail de ce Wolverine : Ennemi d'Etat.

Wolverine vient de se laisser enfermer à l'intérieur du Baxter Building. Sa cible ? Les Fantastiques. Richards a beau être un ami, Logan doit le tuer. Tout comme le président des Etats-Unis. La Main, cette organisation datant du fond des âges, lui a lavé le cerveau et l'utilise maintenant comme tueur. Et chacun sait que le mutant est bon, très bon dans ce domaine. Les cadavres s'amoncèlent pendant que le SHIELD tente désespérément de protéger la communauté supra-humaine.
Lorsque le cauchemar prendra fin, Wolverine aura du sang sur les mains. Beaucoup de sang, dont celui d'un ami. Viendra alors le temps de la vengeance. D'un côté, l'alliance formée par la Main, l'Hydra et le culte de l'Aube de la Lumière Blanche, dirigé par le terrible Gorgone.
52 000 salopards.
Et en face, un homme seul. Et ses griffes.

Ah, après le maigrichon House of M, il est bon de retrouver un Deluxe à l'épaisseur plus appréciable. Ce volume contient les deux arcs Ennemi d'Etat et Agents du S.H.I.E.L.D. plus le one-shot Prisonnier Numéro Zéro. Le tout est signé Mark Millar pour le scénario et John Romita Jr pour les dessins (plus Kaare Andrews pour le dernier épisode).
Niveau ambiance, attendez-vous à de l'action pure et dure avec de nombreux combats que d'ailleurs Romita met mieux en scène que ceux du récent World War Hulk. L'idée de Millar d'opposer, dans un premier temps, Wolverine aux héros qui sont habituellement ses alliés est plutôt bonne. Elle permet en tout cas de montrer à quel point Logan est craint et respecté par ses pairs. Dans un deuxième temps, les auteurs passent à la vitesse supérieure et utilisent au mieux la magnifique machine à tuer qu'ils ont entre les mains. La disproportion entre la solitude du héros et le nombre, ahurissant, de ses opposants en dit long sur la volonté de Millar de faire rentrer le mutant dans la légende, un peu comme un Jack Beauregard affrontant la Horde Sauvage, mais en plus spectaculaire encore. Bien sûr, tous ces évènements se déroulent avant Civil War et Nick Fury est encore directeur du SHIELD.
On termine sur un récit plus introspectif, presque fantastique, ayant pour cadre un camp de la mort. Wolvie reviendra y hanter, tel un fantôme, le nazi responsable du lieu. Plutôt pas mal. Pour l'anecdote, l'idée de garder Logan silencieux vient, comme nous l'explique ensuite Millar, d'une suggestion de Will Eisner.

Si l'on retrouve notre douzaine d'épisodes, les bonus, eux, restent toujours aussi absents. Il faudra se contenter des covers (tellement normal que l'on se demande en quoi c'est un bonus), d'un petit speech de Garth Ennis et d'un blabla final de Millar. Soit...deux pages de "bonus". En comparaison, voici comment Panini présente sa collection Deluxe sur le repli de la jaquette : "chaque album représente la production d'une année agrémentée de divers bonus exclusifs : couvertures alternatives, croquis inédits, scénarios originaux d'auteurs annotés par les responsables éditoriaux. Marvel Deluxe vous fait découvrir tous les secrets et la magie de vos séries favorites !"
Ouais...ils sont motivés, mais ça s'arrête à la jaquette malheureusement.

Du Wolverine survitaminé avec un maximum de guests et un vilain charismatique. A se procurer, surtout si vous n'avez pas les épisodes en version kiosque (Wolverine #136 à #147 en VF).

- Ça t'a fait du bien de tuer tous ces gens ?
- Pas spécialement.
- La vengeance ne rend pas heureux Wolverine. Tu as déjà vu Clint Eastwood sourire ?
Logan et le Dr Weinberg, sous la plume de Mark Millar.