Les Héros Marvel débarquent en 1985
Une nouvelle mini-série, ayant pour titre 1985, vient de sortir dans la collection 100% Marvel. Petit voyage dans le monde réel.Nous sommes en 1985. Toby Goodman est un fan de comics. Comme son père avant lui, il lit les aventures des héros Marvel depuis son plus jeune âge. Mais un jour, alors qu'il se promène près de la vieille maison des Wyncham, il aperçoit une silhouette familière à l'une des fenêtres. Crâne Rouge ! Un type déguisé certainement, ou une hallucination. Mais peu de temps après, c'est Hulk qu'il rencontre en forêt. Et peu à peu, le monde est envahi par les pires criminels du marvelverse : Modok, Bullseye, l'Homme Taupe, Electro, Ultron, le Blob, même Galactus...
Mais dans notre univers, il n'existe aucun super-héros pour les arrêter, et les vilains peuvent semer la mort et la destruction sans aucune retenue. Le sort de millions de gens est maintenant entre les mains de deux fans de comics. Un petit garçon et un type un peu paumé détenteur d'un mystérieux secret.
Les six épisodes de la mini-série 1985 sont donc maintenant disponibles en français. Le scénario est signé Mark Millar (Old Man Logan, Wanted, Kick-Ass) et les dessins sont de Tommy Lee Edwards (Bullet Points). Le postulat de départ peut sembler étrange, après tout les héros Marvel évoluent déjà dans un monde plutôt réaliste, mais il s'agit en fait ici de les faire surgir dans un cadre plus normal où n'existent ni mutants ni justiciers costumés. C'est l'occasion d'apprendre quelques détails sur des personnages bien connus, comme l'odeur épouvantable de Hulk "en vrai". Un peu dommage que cet aspect ne soit pas plus développé dans l'histoire.
Plus qu'une classique saga de super-héros, c'est presque une histoire d'horreur qui est ici mise en scène. Les monstres et autres psychopathes de la terre 616 apparaissent sous un jour assez effrayant et font des ravages parmi la population civile. Malgré tout, là encore tout n'est pas forcément exploité à fond. Certains personnages, comme le Wendigo ou Fin Fang Foom ne font que des apparitions éclairs (même si dans le dernier cas, la double page représentant le dragon est plutôt réussie et fait son petit effet). D'autres, comme Morbius ou Mr Hyde ne sont que simplement cités, ce qui nous laisse un peu sur notre faim.
Graphiquement, Edwards parvient à différencier le monde réel de l'univers 616 en
représentant le premier d'une manière plus sombre, moins "comics". En plus de la galerie de personnages, l'artiste dépeint de nombreuses scènes habituellement réservées aux comics de zombies et autres survivals : rues désertes parsemées de cadavres, foule en panique, intervention de l'armée, et cetera. Si l'on rajoute la fameuse bâtisse, au look de maison hantée, à l'origine des évènements et l'ambiance pesante jouant sur les ombres, la forêt oppressante, les scènes de nuit, l'on a bien un style qui flirte avec l'épouvante. Un peu de l'horreur light, pour être précis, au parfum super-héroïque (très loin cependant d'un Marvel Zombies qui donnait carrément dans le gore).
représentant le premier d'une manière plus sombre, moins "comics". En plus de la galerie de personnages, l'artiste dépeint de nombreuses scènes habituellement réservées aux comics de zombies et autres survivals : rues désertes parsemées de cadavres, foule en panique, intervention de l'armée, et cetera. Si l'on rajoute la fameuse bâtisse, au look de maison hantée, à l'origine des évènements et l'ambiance pesante jouant sur les ombres, la forêt oppressante, les scènes de nuit, l'on a bien un style qui flirte avec l'épouvante. Un peu de l'horreur light, pour être précis, au parfum super-héroïque (très loin cependant d'un Marvel Zombies qui donnait carrément dans le gore).Le tout est plutôt globalement réussi et contient de nombreuses références, l'on peut toutefois regretter une fin un peu abrupte et téléphonée. Notons que deux protagonistes de "notre" monde se retrouvent, à la fin, propulsés dans l'univers Marvel, ce qui aura des conséquences, apparemment, sur les séries Fantastic Four et Wolverine, Millar ayant visiblement décidé d'exploiter ces personnages dans les séries régulières qu'il scénarise.
Un titre plutôt sympathique, mais pas sans défauts, qui montre les vilains sous un jour différent.



7 commentaires:
Je trouve l'idée excellente !
Une question me taraude.
Dans cet réalité, il existe donc des comics. Est-ce qu'il s'agit de comics Marvel permettant d'identifier les vilains en tant que tel ?
Si oui, et sans en divulgué la teneur, j'aimerai juste savoir si le lien est expliqué dans le scénario.
Oui, il s'agit bien de comics Marvel, les personnages de "notre" monde les reconnaissent d'ailleurs grâce à cela.
Le lien sur l'existence de la réalité 616 tu veux dire ? Si c'est cela, non, ça n'est pas expliqué. D'ailleurs la justification du débarquement des persos 616 est aussi un peu tirée par les cheveux.
Par contre je n'ai pas compris pourquoi l'histoire se situe en 85.
J'avais lu la série en VO et il me semble qu'il n'y a pas de raisons particulières ni même de grosses références à l'époque.
Drôle de coïncidence ! C'est l'année de sortie des Watchmen !
Je pense que c'est à cause de la période charnière au niveau de l'industrie, Millar doit identifier cette année là comme étant celle ou les pionniers comme moore et miller ont commencés à renverser les valeurs et s'apprètent à pondre leurs étalons super-héroïques que sont watchmen et dark knight. Le premier event marvel (secret war) est publié et l'aventure de l'underground prend un coup de maturité énorme avec love & rockets et cerebus qui sont cités dans 1985.
En 1985 Mark Millar avait 15/16ans, on peut imaginer que c'est un peude lui qu'il met dans le personnage du petit garçon marvel zombie de l'époque, et supposer que c'est à peu près à cette époque que l'idée de travailler pour le medium s'est faite pressante, ses premiers travaux pro seront publiés dans 200ad vers 1990 il me semble...
Bah peut être que 1985 c'est à cause de 1984 de G George Orwell
J'ai trouvé le personnage très émouvant.
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