Le premier comic de l'année n'est autre que le Spider-Man #96, gratifié d'une fort belle cover d'Angel Medina. Tout de suite, voyons ce que nous réserve l'intérieur !Straczynski et Garney sont toujours aux commandes d'Amazing Spider-Man. L'arc Back in Black en est à son troisième épisode. Le Tisseur, dont la tantine a été grièvement blessée par un tireur à la solde du Caïd, se met en tête, sans y parvenir vraiment, de devenir vraiment méchant.
L'affrontement final tarde un peu. Pire, la dramatisation est franchement amoindrie par le choix de la tantine dans le rôle de la victime. Peter en devient gnangnan et puéril a ainsi pleurnicher sur le sort de sa môman de substitution (non pas qu'il faille à tout prix le rendre insensible, m'enfin, sans aller jusque là, il serait temps de l'endurcir un peu, ou alors, il fallait choisir MJ comme objet de son inquiétude, histoire de faire plus adulte). Le pire c'est qu'à la fin, on risque fort de voir "Iron May" s'en tirer de nouveau ! ;o) Enfin bon, mis à part ça, ça se lit tout de même plutôt bien.
Dans Friendly Neighborhood Spider-Man, Spidey s'allie pour un temps avec un Homme Sable bourru et attachant. L'improbable tandem tente de sauver le père de Baker, accusé à tort du meurtre de...Ben Parker. Intéressante confrontation en tout cas où finalement Peter n'est, pour une fois, pas forcément le plus sensible. On suit en parallèle un rendez-vous galant relativement mouvementé entre Flash Thompson et Betty Brant. Et Madrox fait une petite apparition en guest (il est partout lui en ce moment, c'est quand même pratique de pouvoir se dédoubler !). Peter David signe là un scénario agréable soutenu par les dessins sympathiques de Todd Nauck.
Le Sensational Spider-Man de Roberto Aguirre-Sacasa (scénario) et Ramon Bachs (dessin) nous offre un impressionnant lot de Spider-Men. Il ne s'agit pas de clones cette fois (je vois d'ici le soulagement de certains) mais de jeunes SDF, enlevés puis transformés en hommes-araignées. Petit problème, la dite transformation ne se contente pas de doter ces individus de pouvoirs arachnéens mais cause également une dégénérescence mortelle.
Ambiance polar flirtant avec l'épouvante. Le tout est plutôt réussi.
Reste nos fameux nouveaux Thunderbolts avec la 3ème partie de la saga Faith in Monsters. Le tandem Warren Ellis/Mike Deodato fait des merveilles avec une histoire excellente et des dessins magnifiques. Evidemment, avec des personnages pareils (Bullseye, Penance, le Bouffon Vert, etc.) ça sent forcément le souffre. D'autant que les tensions sont vives à l'intérieur de l'équipe, notamment entre Songbird, ex-leader, et Moonstone (Opale en VF), bombardée récemment à la tête du groupe. Il s'agit peut-être ici, avec Avengers : The Initiative (publiée dans Marvel Heroes), de la série la plus marquée par les conséquences de Civil War. Ces "anciens" criminels employés par le gouvernement pour contrer et chasser les rebelles anti-recensement constituent un matériel scénaristique de choix, parfaitement exploité par Ellis. On ne peut qu'en redemander ! Voilà une année qui commence bien pour la revue du Tisseur, avec un duel contre le Caïd qui s'annonce mémorable et des Thunderbolts qui constituent une réelle valeur ajoutée au mensuel.
pps : le courrier des lecteurs est toujours aussi creux, par contre, c'est amusant, il me semble bien que la première lettre publiée l'a déjà été il y a peu dans une autre revue Panini. Je m'en souviens bien car il s'agit de quelqu'un qui se félicitait du travail d'une des traductrices (un type qui se drogue sans doute), ce qui n'avait pas manqué de m'étonner. ;o) Tiens, j'en profite pour signaler que si le Marvel Icons prévu pour aujourd'hui est bien sorti en kiosque, le Wolverine et le X-Men (ce dernier prévu à la base pour le 2 janvier) sont en retard. Ça étonne quelqu'un ? ;o)
2 commentaires:
Ouais m'enfin gueuler contre panini sur les retards de parutions ,surtout entre janvier et Février, c'est un peu comme tirer sur une ambulance ou piquer son sac à une vieillle!
Quant à Spiderman, si tu trouves BACK TO BLACK mou du gualbe, attend de voir ONE MORE DAY. Après sa lecture, tu pourras confirmer que IRON MAY a des relations hauts placées et que pour une fois, un bon dessinateur et un bon scénariste ne peuvent pas toujours sauver un bateau déterminé à couler!
Ce n'est pas une question de janvier ou février, ils ne respectent aucune date annoncée, tout au long de l'année, que ce soit pour les publications kiosque ou librairie.
Sans parler de la traduction bourrée de fautes. Du coup, quand des lecteurs se répandent en compliments dans leurs revues, parfois jusqu'à l'orgasme, il y a de quoi tirer sur l'ambulance, flinguer tous ses occupants et manger la vieille et son sac.
Sinon, oui, j'ai eu vent des réticences de Straczynski sur One More Day, parait qu'il ne voulait même pas que son nom apparaisse dans les crédits. Attitude un peu lâche qui consiste à encaisser le pognon tout en refusant de prendre la moindre responsabilité envers les lecteurs. Quand on bosse pour Marvel, on sait que l'on n'a pas toutes les libertés possibles. Les dissensions internes devraient le rester, on se demande à quoi ça sert de déballer ça en public (ce qui ne veut pas dire qu'il a tort sur le fond). J'en connais qui doivent être en rage, et à juste titre.
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