05 janvier 2008

Le meilleur d'entre nous

Le titre de cet article, dans notre univers, désignait un certain Alain J. de Bordeaux, dans l'univers 616, il s'agit tout simplement de Captain America, décédé récemment, mais dont la série continue dans le Marvel Icons #33.

Une série qui continue à se vendre malgré l'absence de son héros principal, voilà qui est quand même rare. C'est le cas de Captain America. Il faut avouer que c'est très bien écrit par un Ed Brubaker qui s'intéresse au sort des proches de Rogers. Sharon Carter tout d'abord, hantée par le rôle qu'elle a joué dans la mort de Cap, le Faucon également, aujourd'hui légalement enregistré et protecteur de Harlem. Enfin Bucky, évidemment, lui plus que tout autre est traumatisé par la perte de son compagnon d'armes. Et puis tous les autres, car finalement, quel que soit le camp, peu de héros restent insensibles à la perte de celui qu'ils considéraient comme un modèle, mieux encore, un symbole.
Quant aux tensions entre les deux camps, elles restent vives malgré la fin officielle de la guerre civile.

L'on continue de voir comment l'homme le plus détesté du moment (bien à tort d'ailleurs) s'en sort comme directeur du SHIELD. L'on-going Iron Man a toujours plus ou moins flirté avec la politique (l'ami Stark était bien ministre de la défense pendant un temps), les frères Knauf continuent sur cette voie avec les implications des recherches sur Extremis ou encore la lutte anti-terroriste qui conduit Tony et ses hommes jusqu'en Mongolie.

Les Fantastic Four se taillent la part du lion dans ce mensuel avec l'épisode du mois de leur série régulière plus un one-shot sans trop d'intérêt. Toujours autant de mal pour ma part à me faire à la présence de l'irritant Black Panther dans le groupe. Sinon, notons que l'on retrouve Gravity, un héros que l'on avait découvert dans l'arc Beyond, sorte de séquelle de Secret Wars.

Un numéro qui vaut surtout le détour pour Captain America et Iron Man, des séries bénéficiant de somptueux graphismes signés Steve Epting, Mike Perkins (avec l'excellent D'Armata à la colorisation) et Roberto de la Torre (accompagné par Dean White, qui n'est pas un manchot non plus). En comparaison, les FF conservent un ton plus enfantin, que ce soit dans le scénario ou les dessins.
Et pour ce qui est des Vengeurs, on les retrouve dès le mois prochain en compagnie d'Elektra.

ps : ajout d'une nouvelle confrontation (et pas des moindres !) dans les Combats d'Anthologie.