29 août 2010

Dark Reign : The Hood

Nouvelle mini-série consacrée à Parker Robbins avec Dark Reign : The Hood, publiée ce mois dans la collection Max.

Parker Robbins, plus connu sous le nom de Hood, a réussi un exploit que beaucoup pensaient impossible : unir durablement la plupart des super-vilains de New York au sein d'un gang organisé et efficace. La petite frappe qui vivait de cambriolages minables est devenue un boss. Même Norman Osborn a reconnu ses qualités et son autorité en lui demandant de faire partie de la Cabale.
Pourtant, tout n'est pas si évident pour Hood. Le pouvoir qu'il détient lui vient d'un démon, Dormammu, qui peu à peu prend possession de lui et le contrôle. Tout en préservant son image de leader impitoyable devant ses hommes, Robbins va chercher à exorciser cet hôte un peu trop encombrant. Car Hood a un point faible : sa famille. Lorsqu'il délaisse sa cape et redevient un type banal, il retrouve sa femme et leur petite fille. Et pas question bien sûr de laisser un démon les côtoyer.
Malheureusement, Hood va comprendre rapidement que l'on ne se débarrasse pas aussi facilement de certaines puissances occultes...

Voilà cinq épisodes qui signent le retour de Hood, un personnage que l'on avait découvert en 2008 sous la plume de Brian K. Vaughan (cf cet article). Depuis l'avènement de Norman Osborn, le criminel a pris du galon, il était donc prévisible que l'on en vienne à se pencher sur son cas d'un peu plus près. C'est cette fois Jeff Parker qui prend la relève au scénario, alors que Kyle Hotz reste aux crayons.
Les auteurs continuent de miser sur l'opposition, plutôt intéressante, entre le côté froid et dur de Hood et un Parker Robbins plus humain, presque touchant, lorsqu'il ne s'occupe plus d'activités criminelles et rejoint ses proches. Une bonne manière de rendre le personnage attachant et crédible.
L'homme est entouré de très nombreux personnages de seconde zone, souvent assez folkloriques, comme l'Epouvantail ou le Griffon. Pourtant, l'on perd ici le côté humoristique qui était présent chez Vaughan, notamment au travers de scènes et dialogues savoureux qui dévoilaient un peu l'intimité des acolytes de Hood. A part picoler ou échanger quelques considérations sur leur chef, la petite bande d'assassins et de voleurs costumés ne fait pas grand-chose et n'est pas réellement mise en valeur. Un peu dommage.

En ce qui concerne l'apport de cette saga aux évènements liés au Dark Reign, rien à signaler. Ceux qui feront l'impasse ne rateront donc rien d'important. Il y a bien une petite réunion à un moment avec Namor, Emma Frost et Loki, mais rien de concret ne sort de ce rassemblement de la Cabale. L'on a plus l'impression d'un passage obligé qu'autre chose. Quant à l'intrigue concernant Dormammu, elle fait quasiment du sur-place.
Au final, le récit laisse un goût d'inachevé et manque sérieusement d'envergure, même si ce travail de Jeff Parker est infiniment meilleur que les épisodes décevants qu'il avait signé dans X-Men : First Class ou Spider-Man Family.

Un personnage intéressant mais dont le potentiel est ici largement sous-exploité.