28 juin 2007

First Family

Sortie aujourd'hui de la mini-série Fantastic Four : First Family au format Graphic Novel. Une histoire qui revient sur le déroulement des jours qui ont suivi l'accident à l'origine des pouvoirs des quatre compères.

Depuis le temps, on le sait, les FF ont acquis leurs pouvoirs lors d'une petite escapade dans l'espace pendant laquelle ils ont été bombardés de rayons cosmiques. Dans notre réalité, on finirait, au mieux, en merguez impropre à la consommation, mais dans l'univers 616, on évite la grillade et ont devient élastique ou invisible.
Par contre, que s'est-il passé après leur retour sur terre ? Les rapports avec l'armée et le gouvernement, les réactions de chacun, le déménagement au Baxter Building, voilà quelques-uns des thèmes développés ici, avec en prime un méchant de service particulièrement évolué qui se permet même d'envahir l'esprit pourtant complexe de notre bon Reed.

Le scénario de Joe Casey ne brille pas par son originalité. J'ai parfois l'impression de lire plus souvent des origines remaniées ou vues sous un angle différent que de nouvelles réelles aventures. Certaines réactions sont très prévisibles, celle de Ben notamment dont on a déjà surexploité le mal de vivre dans un nombre considérable d'histoires. Le détachement scientifique de Richards apparaît ici et entre un peu en résonance avec Civil War, mais c'est bien tout ce que l'on retiendra.

Niveau dessin, c'est Chris Weston qui s'y colle. J'avoue que malgré sa participation à de nombreuses séries (hors Marvel), telles que The Authority ou The Filth, son nom ne me disait pas grand chose. Le style est très "européen" (je ne sais pas si ça veut dire grand chose, en fait, j'ai simplement eu l'impression parfois de retrouver des graphismes plus proches de ce qui se fait habituellement dans nos contrées que sur la scène US, on va me dire que c'est normal vu que Weston est anglais, m'enfin, je n'ai pas la même impression quand des français dessinent pour Marvel par exemple). Notre ami britannique ne s'en sort pas trop mal pour les décors, mais pour les visages, là, c'est autre chose. Sue Storm n'est franchement pas terrible (on est loin de la version McNiven dans le Graphic Novel "Quatre"), Johnny Storm semble parfois avoir 15 ans, puis, quelques planches plus tard, il se prend 30 ans dans la tronche et devient presque méconnaissable, bref, ce n'est pas folichon.
Et évidemment, si ce genre de petits défauts peuvent encore être atténués dans les publications standard, le grand format du GN ne laisse par contre rien passer.

La mode qui consiste à faire de "vrais/faux" graphic novels à partir de séries régulières ou de mini-séries ne convient pas toujours à tous les arcs. Si le procédé fonctionnait parfaitement pour Extremis (qui provenait de l'on-going Iron Man), le matériel disponible ici est bien moins luxueux. L'histoire ne restera pas dans les mémoires, les dessins, à part quelques décors, sont vraiment faiblards (je verrais mieux Weston sur du Buck Danny tiens) et la colorisation, pour ne rien arranger, n'est guère subtile.
Du coup, ces 6 épisodes qui auraient pu être intéressants à bas prix dans un Icons hors série par exemple, deviennent ici, pour 18,50 €, largement dispensables.

ps : le Marvel Deluxe consacré aux Ultimate X-Men est également sorti aujourd'hui, et là, c'est carrément autre chose niveau qualité. Plus de détails dans les prochains jours. ;o)