03 avril 2009

Spider-Man endosse le costume de Daredevil !

De très bons épisodes dans le Spider-Man #111 paru ce jour. Et pour les 70 ans de Marvel Comics, une nouvelle formule... à la Panini.

Le premier des trois Amazing Spider-Man du mois est en fait un one-shot qui revient sur Mr Negative (dont la première apparition date du Spider-Man #102) et sur Overdrive, un super-vilain qui a la particularité de pouvoir "tuner" les véhicules qu'il touche. Un pouvoir original autant qu'étrange ! L'homme n'en est pas non plus à sa première apparition puisqu'on l'a vu également débarquer dans le Spider-Man #102 cité plus haut (l'épisode en question, Swing Shift, ayant été distribué gratuitement aux Etats-Unis à l'occasion du Free Comic Book Day).
Le scénario est signé Marc Guggenheim, Bob Gale et Dan Slott. Les dessins sont réalisés par Paulo Siqueira. Le tout est plutôt réussi, les auteurs parvenant, en seulement 22 planches, à mettre en place une technique narrative astucieuse permettant de voir la même scène selon plusieurs points de vue et de lier, au final, des éléments apparemment indépendants.

Après cette sympathique mise en train, l'on rentre dans le vif du sujet avec La Première Chasse de Kraven. Toujours Guggenheim, seul cette fois, au scénario et Phil Jiminez qui prend la suite en ce qui concerne le dessin.
Evidemment, le titre lui-même fait référence à la fameuse saga La dernière Chasse de Kraven (disponible en Best-Of ou en Incontournables), mais d'autres éléments, comme la présence de Vermine, rappellent l'oeuvre de DeMatteis et Zeck. Guggenheim prend un malin plaisir à parsemer les planches de petites références comme un exemplaire de Secret Invasion transpercé par un projectile ou encore une petite réflexion humoristique sur Superman (traité de "personnage imaginaire"). L'auteur prend même le temps de rendre hommage à ses collègues en faisant citer Vaughan et McNiven par l'un des persos. ;o)
Tout ne tient cependant pas que sur de simples clins d'oeil. Vin Gonzales, le colocataire de Peter, voit notamment son rôle s'étoffer de manière significative. L'on peut noter la présence de Daredevil mais aussi un spectaculaire - et plutôt drôle - changement de costume pour notre Tisseur. Quant à Kraven, évidemment il ne s'agit pas du père ni même du fiston... je vous laisse découvrir par vous-même cette nouvelle incarnation.

La revue se termine par la série Thunderbolts, écrite par Christos N. Gage et dessinée par Fernando Blanco. Toujours beaucoup de tension, de rythme et de cinglés, Bullseye et Venom en tête. L'équipe affronte l'Essaim, un ancien nazi dont le corps est composé aujourd'hui de milliards d'abeilles tueuses. Et ce n'est là que le hors-d'oeuvre puisque l'on assiste aussi au retour de la soeur de ce cher Swordsman ainsi qu'à celui d'un Captain Marvel (cf Marvel Universe #13) qui débarque en étant bien décidé à liquider les Thunderbolts.
Les dessins ne valent pas ceux de Deodato mais la série garde néanmoins le punch et l'intérêt qu'Ellis avait su lui insuffler.

Vous ne manquerez pas de voir que la cover arbore un joli "les 70 ans de Christian Gra..." non, pardon, "les 70 ans de Marvel Comics". A cette occasion, Panini nous offre... une nouvelle formule ! Yeeepeeeeee ! C'est le plus beau jour de ma vie ! Alors, en fait, pratiquement, il s'agit juste de changer la mise en page de la deuxième de couverture ainsi que celle de la rubrique "La toile de l'Araignée". Ce n'est ni mieux ni pire, simplement différent. Par contre, nouvelle incohérence dans la traduction avec l'apparition de HMC à la place du pourtant courant maintenant MGH (cf le lexique pour ceux qui ne voient pas de quoi il est question). Alors, certains (le traducteur en tout cas) vont peut-être me dire que c'est simplement la VF qui veut ça, ce à quoi je rétorque que, premièrement, il fallait choisir un sigle dès le départ et s'y tenir plutôt que d'en changer tous les six mois, deuxièmement, les sigles et autres acronymes ne se traduisent pas. Que ce soit pour le S.H.I.E.L.D. ou le FBI par exemple, il n'y a guère de sens à opérer une francisation très aléatoire, surtout de nos jours.
Bref, la sandwicherie a encore recruté un champion, s'ils font des gosses avec Geneviève Coulomb, ceux-ci finiront responsables éditoriaux à Télé-Poche (ou à Télérama pour peu qu'ils soient snobs en plus d'être incompétents).

Une excellente fournée, peut-être la meilleure des Brand New Day, avec action, humour et une vraie qualité d'écriture.