28 octobre 2010

Comics Place : l'ambulance se transforme en corbillard

Après avoir tenté de nous donner des leçons de déontologie et de journalisme, Thomas Rivière pratique le chantage et le révisionnisme.

Au départ, c'est quelqu'un qui énerve. Puis, il est tellement ridicule qu'il parvient à faire rire. Mais passé un certain stade, l'on ne rit plus du tout.
Tout commence par un mensonge (un de plus), lorsque Thomas, administrateur du site Comics Place et fondateur de la bien jeune mais déjà si réputée maison Merluche, se proclame "fer de lance" du french comics, et même "précurseur". C'est bien sûr faire peu de cas du travail acharné de passionnés qui, depuis des années, tentent de bâtir un univers artistique cohérent et à la hauteur des attentes des lecteurs.
Lorsqu'on lui fait remarquer, Thomas n'apprécie pas. Il gesticule, crachote, sautille sur place et finit par se tirer une nouvelle balle dans ce qui lui reste de pied. Car sa dernière trouvaille a été de modifier l'article qu'il avait posté sur Le Patrouilleur de Pierre Minne. Alors qu'au départ il "soutenait" l'oeuvre et incitait à l'acheter, Thomas réécrit le passé suivant sa convenance afin de faire coïncider opportunisme ancien et haines actuelles. Comics Place n'a ainsi plus rien à envier à un Ministère de la Vérité d'un certain Orwell. Et sans aucune objectivité, une oeuvre pourtant respectable est ainsi jetée aux orties.
Tout le monde s'en offusque - avec raison - et du coup Thomas supprime tout simplement l'article.
Voilà donc un exemple du sérieux de ce blog autoproclamé numéro #1.
Numéro #1 de quoi, je n'ose le dire...

Ce n'est pas tout. Car Thomas a une particularité : une fois qu'il a touché le fond, il creuse encore.
Pour faire cesser la vague d'indignation que son attitude a provoquée, il n'a rien trouvé de mieux que... le chantage. La grande classe quoi.
Monsieur Rivière a donc décidé de mettre tout le poids de sa supposée influence dans la balance en menaçant de boycotter Wanga, un petit éditeur tout à fait méritant dont on a déjà parlé ici et qui publie entre autres... Le Patrouilleur. Il a déjà mis ses menaces a exécution puisque, après avoir posté un article sur Les Nouveaux Gardiens (dernier titre en date de Wanga), il l'a supprimé dans un accès de rage et de mégalomanie.
Je vous laisse imaginer le ressenti des auteurs dont le travail est ainsi pris en otage par un illuminé.

Est-ce là un site sérieux ? Un comportement responsable ? Est-ce que ce petit Benito d'opérette représente vraiment les auteurs et lecteurs qui sont impliqués dans la pop culture et les comics ? J'ose espérer que non.
Heureusement, ce que Thomas ne comprend pas, c'est que les lecteurs de son site ne sont pas des moutons. Et bien qu'il le souhaite ardemment, ils ne sont pas les adeptes d'une secte dont il serait le gourou.
Wanga ne mourra pas parce que Thomas, dans un dernier sursaut capricieux, l'a décidé. Et Le Patrouilleur ou Les Nouveaux Gardiens ne vont pas se transformer subitement en crottin de cheval. D'une part parce que Thomas n'est pas Wanda Maximoff, d'autre part parce que, pour avoir une réelle influence, il faut être crédible. Et la crédibilité ne se gagne pas en éructant, ni en méprisant ce que l'on est censé aimer et défendre, mais en travaillant.

Tout cela fait presque penser à une fable.
A l'histoire d'une petite grenouille, enivrée par le pouvoir et s'amusant à faire régner la terreur autour de sa mare. Tous les animaux de la forêt ont besoin d'aller boire de temps en temps, alors la grenouille se sent importante. Elle flatte les sangliers, crache sur les écureuils, décide qui boira beaucoup ou peu. Ou pas du tout.
Les animaux, parce qu'ils sont par nature bons et sans malice, finissent par la craindre. Après tout, elle est la gardienne de la mare. Cette si précieuse mare dont il parait que l'eau est la plus désaltérante. C'est elle qui le dit, ce doit être vrai. Même les loups finissent par regarder la grenouille avec déférence. Car l'eau est précieuse et, dans leur esprit, la grenouille est devenue l'eau.
Et puis un jour, un petit lapin se rend compte que l'eau a un arrière-goût. Quelque chose de sale, sombre et ancien. La grenouille, goguenarde, bannit aussitôt le lapin. Car nul n'a le droit de remettre en cause la qualité de la mare. Le lapin s'en va alors boire ailleurs. Au début, il est triste. Parce qu'il est seul. Mais il est bientôt rejoint par une biche, un castor, un hibou... ensemble, ils découvrent que l'eau de la rivière est meilleure que celle de la mare. Elle est plus fraiche, plus vive, plus pure. Ils ne s'en portent que mieux et deviennent plus fringants. Les voyant ainsi heureux et libres, les adeptes de la mare s'en vont peu à peu les rejoindre. La grenouille tente alors désespérément de les retenir. Sans eux, que serait-elle ? Mais au lieu de les caresser ou de leur sourire, elle hurle et menace. Elle critique les plumes et les poils, tente d'arracher les becs et les griffes, essaie d'amener la discorde au sein des meutes et des terriers.
Si bien qu'à la fin, elle se retrouve seule, régnant sur une eau croupie dont plus personne ne veut.

Il y a deux morales à cette histoire. La première c'est que parfois, à force de boire de la saloperie, on n'en sent plus le goût véritable.
La seconde c'est qu'une grenouille, ça se bouffe.



ps : Groupe facebook de soutien pour le retour de Pierre Minne, dont le compte a été supprimé suite aux agissements de Rivière.