07 octobre 2010

Marvel Icons : Solve Everything

Un Captain America de plus, un Reed Richards en passe de résoudre tous les problèmes du multivers et un Stark mal en point, sans oublier les répercussions de Siege sur les New Avengers, voilà le menu du Marvel Icons #66.

Le mensuel débute avec les New Avengers. Spidey et Spider-Woman remarquent une activité inhabituelle aux alentours de la tour des Vengeurs. Bien entendu, ils ignorent encore que Norman Osborn vient de déclencher une guerre (cf Siege). Pour éviter qu'ils ne viennent interférer dans ses plans, Osborn a chargé Hood et ses hommes de neutraliser les Vengeurs clandestins. Avec l'aide de Loki (toujours lui !), Hood a pu booster les pouvoirs de son groupe de criminels. Cap, Peter Parker et Jessica Drew sont les premiers à subir l'attaque.
Le Laser Vivant, Mandrill ou encore le Griffon vont donner du fil à retordre à des héros décontenancés par le brusque regain de puissance d'adversaires qu'ils pensaient connaître...
Brian Michael Bendis au scénario, Stuart Immonen aux dessins. Un épisode assez sympa, avec un bon moment lors du dialogue entre Peter et Jessica, l'humour du Monte-en-l'air ayant visiblement du mal à passer chez sa consoeur arachnéenne. Elle ira même jusqu'à se demander s'il est bien humain.
Comme toujours lorsqu'il est question de Hood et ses acolytes, les auteurs peuvent puiser dans l'immense vivier des personnages secondaires pour remettre sur le devant de la scène des super-vilains que l'on a peu l'occasion de voir. Voilà qui change agréablement des têtes d'affiche habituelles. En ce qui concerne l'évènement Siege en lui-même, ce tie-in ne semble pas réellement indispensable pour la compréhension de l'histoire.

L'on poursuit avec Fantastic Four. La série était absente du mensuel le mois dernier, il faut donc un peu se remémorer l'épisode du mois d'août (cf cette chronique) dans lequel Reed Richards rejoignait une sorte de confrérie composée de doubles de lui-même issus de réalités alternatives. Le scientifique va découvrir le mode de fonctionnement de ces multiples Richards, ainsi que leurs actions, visant bien sûr à améliorer non pas le monde mais carrément les nombreux univers dont ils ont connaissance. Voilà ce qui s'appelle avoir de l'ambition !
Bien entendu, Reed délaisse une fois de plus la pauvre Susan (enfin, Jane en VF) et devient même quelque peu condescendant. Tsss, il ne la mérite pas tiens ! Enfin, depuis une certaine révélation, l'on sait maintenant pourquoi Sue reste avec son goujat élastique. ;o)
Le scénario est de Jonathan Hickman, les dessins sont l'oeuvre de Dale Eaglesham. Le trip métaphysique est intéressant, tout comme la problématique soulevée par Hickman, qui tourne notamment autour des possibles atrocités commises pour de "bonnes" raisons, un dilemme que l'on n'est certainement pas près de résoudre, que ce soit dans la fiction ou de ce côté-ci des planches. L'auteur m'a en tout cas donné envie de lire la suite, et vu le peu d'intérêt que j'éprouve habituellement pour les FF et leur série, cela relève presque de l'exploit.

On continue avec Stark : Disassembled, le premier chapitre d'un nouvel arc de la série Invincible Iron Man. Après s'être effacé le cerveau comme un vulgaire disque dur, ce brave Tony accuse le coup. Il est dans le coma et, même s'il en sortait, il s'en trouverait fortement diminué. Pourtant, ses proches venus à son chevet découvrent qu'il existe un moyen de le "rebooter" comme une vieille bécane récalcitrante.
En fait, que ce soit Donald Blake ou même Pepper Potts, ils ne semblent pas spécialement se réjouir du fait de pouvoir le ramener à la vie. Ils parlent plutôt d'impératif moral que d'envie de retrouver un vieux pote. Ah ça fait plaisir de se sentir aimé ! ;o)
Scénario de Matt Fraction, dessins de Salvador Larroca. Plutôt pas mal même s'il ne se passe pas grand-chose. Les parties oniriques sont assez répétitives et le long monologue enregistré de Stark rajoute encore à cette impression de décompression du temps (6 planches de huis cases presque identiques tout de même, avec uniquement des variations de Tony en gros plan). L'effet sera certainement plus agréable en TPB que pris isolément. Par contre, autant Cap et Blake, je comprends, autant je trouve étrange la réaction de Pepper. Elle n'est pas censée bien l'aimer son boss ? Ou bien j'ai raté un truc...

Et enfin l'on termine avec Captain America. Alors je vous le dis tout net, cette série m'ennuie depuis un bon moment, et ce n'est visiblement pas près de s'arranger. Déjà, malgré le retour de Steve Rogers, c'est toujours Bucky qui tient la vedette. Pourtant, l'on aurait aimé voir un peu la réaction de Rogers aux nombreux évènements ayant eu lieu depuis sa "mort". Et, pour couronner le tout, alors que l'on a déjà deux Cap potentiels en circulation, Ed Brubaker ne trouve rien de mieux que de nous en sortir un troisième !
On frise l'indigestion... je plains les nouveaux lecteurs qui doivent avoir toutes les peines du monde à s'y retrouver parmi ces revenants.
Les dessins sont de Luke Ross et l'aspect graphique est comme le reste : tiédasse.

Globalement, voilà une revue plutôt bonne. Il ne faut par contre pas se laisser impressionner par l'habillage aux couleurs de Siege, un seul titre sur quatre a un réel rapport avec l'évènement, et encore, de loin.

ps : mise à jour de la Chronologie Marvel