27 octobre 2010

Ultimo : Stan Lee se met au Manga

Une petite curiosité avec Ultimo, un manga qui sort demain et dans lequel l'on peut retrouver... Stan Lee !

Les karakuridôji sont des créatures mécaniques, à l'apparence d'enfants, qui ont été créées au XIIème siècle par le professeur Dunstan. Ce dernier tente en effet à travers eux de se livrer à une expérience assez étrange sur la véritable nature du Bien et du Mal. Les deux pantins animés - et particulièrement bien armés - sont ainsi liés à l'un ou l'autre de ces concepts. Ultimo est conçu pour être un ambassadeur du Bien alors que son exact opposé, Vice, est totalement voué au Mal. Dans leur quête, ils se lient à des maîtres auprès desquels ils apprennent et s'améliorent sans cesse, perfectionnant leurs techniques et les notions qui les animent.
De nos jours, à Tokyo, le jeune Yamato a complètement oublié l'anniversaire de la jolie Makoto. Il se précipite chez un antiquaire et tombe sur une sorte de mannequin conçu dans une matière inconnue. Un nom lui vient alors à l'esprit : Ultimo !
Rapidement, Yamato va être embarqué dans une histoire de vies antérieures et de lutte ancienne qui le dépasse complètement. Il va pourtant falloir qu'il se rende à l'évidence... les karakuridôji sont de retour pour un affrontement qui permettra enfin de révéler la vraie nature de l'Homme.

On le sait un peu cabotin, mais il faut avouer que Stan Lee arrive encore à nous surprendre. Il participe à cette série nippone de deux manières. D'une part, il co-scénarise (dans les faits, comme à son habitude, il apporte essentiellement le concept de départ), d'autre part, il est présent en tant que... personnage. Le vieux Dunstan, c'est lui. Le récit est écrit dans les détails par Hiroyuki Takei, qui signe aussi les dessins.
L'ouvrage commence par un petit speech de Stan qui pose en yukata (une sorte de kimono) à motif d'araignée. Il a fière allure le bougre, on dirait monsieur Miyagi. ;o)
Alors, plus sérieusement, je ne suis pas un grand fan de manga, il a donc fallu que je fasse abstraction de tout ce qui m'ennuie dans ce genre (petit format, noir & blanc, sens de lecture stupidement inversé) pour m'intéresser vraiment à l'histoire. Celle-ci repose sur une idée intéressante, les fameux karakuridôji étant plutôt charismatiques et esthétiquement réussis. Pour l'instant malheureusement, ce premier opus se limite surtout à des combats, parfois brouillons donc peu spectaculaires, au détriment du développement des personnages qui restent encore ici à l'état d'ébauches.
L'on retrouve des éléments qui ne surprendront pas les habitués des séries japonaises, comme des noms de techniques de combat assez exotiques ou diverses transformations. Ce n'est jamais ennuyeux, ça se lit même vite, mais l'on aura tout de même du mal à trouver quoi que ce soit de révolutionnaire là-dedans.

La série est éditée par Kazé, ce volume contient une annexe avec une courte présentation des personnages principaux.

Une curiosité qui vaut surtout pour l'union improbable d'une légende des comics et d'un mangaka réputé.
Le résultat est (pour l'instant) sympathique, sans plus.